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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 23:00

Pif Parade Comique 1ère série est un trimestriel édité par les éditions Vaillant pendant 18 numéros de septembre 1977 à janvier 1981. En réalité, il a été précédé d’un « numéro zéro » en fait un Pif Poche Comique Hors Série titré « Pif part en vacances » au même format, en juin 1977 qui proposait des histoires de « Pif et Cie » par Roger Mas et de « Placid et Muzo » par Cabrero Arnal.

 

 

Construit sur le modèle de Mickey Parade (et sans doute dans le but de concurrencer ce dernier, tout comme Vaillant avait lancé en 1976, mais sans succès, la revue Scop Magazine pour concurrencer Charlie Mensuel et Pilote), il rééditait pour l’essentiel, sous forme de récits complets, des bandes humoristiques déjà publiées dans Pif Gadget et/ou Vaillant et une grande histoire de Pif et Hercule qui faisait la couverture et le titre (à partir du numéro 3).


Il a eu à la même période un petit frère : Pif Parade Aventure qui, lui, rééditait des bandes d’aventure des éditions Vaillant (Davy Crockett, Jacques Flash, le Grêlé, etc.). Plus tard, entre 1987 et 1993, une deuxième série de Pif Parade Comique verra le jour (40 numéros). Il existe également, en grand format, un Pif Parade Comique Hors Série, publié en 1979 intitulé « La fabuleuse histoire de Pif ».


LES SERIES


PIF

Cabrero Arnal, artiste espagnol réfugié en France, créé le 28 mars 1948 le strip quotidien de Pif le chien dans L’Humanité qui connaît aussitôt un grand succès populaire (à cette époque, le quotidien national était très lu !). Il adjoint bientôt (en 1950) au célèbre cabot, un compagnon de jeu de taille, l’inénarrable chat au sparadrap sur la joue, Hercule. Dès le 14 décembre 1952, Pif le chien est publié en couleurs dans l’hebdomadaire de bandes dessinées Vaillant, ce qui accroît encore sa popularité. Il donnera même son nom en 1969 à la nouvelle version de Vaillant: Pif Gadget ! Pif Parade Comique présente des rééditions absolument pas chronologiques d’aventures de Pif en solo par Cabrero ArnalMichel Motti ou Louis Cance et de Pif et Cie avec les « maîtres » de Pif, Tata AgatheTonton César, leur rejeton Doudou, le chat Hercule et Pifou par R. Mas : toutes ces histoires ont été publiées dans Vaillant ou Pif Gadget dans les années 50-70.

A partir du numéro 3, on découvre Pif et Hercule enfin « émancipés », reporters à Pif Gadget dans des aventures fantastico-policières (le plus souvent ils affrontent le démoniaque Krapulax) habitant, l’un dans sa propre maison (Pif) l’autre dans une cabane, dans le jardin du premier (Hercule) et roulant dans la Pifomobile. De nouveaux protagonistes remplacent alors la famille de César : la jolie Pamela, le professeur Belpomme, le commissaire Maigrelet, l’agent Beudebois (hybride du gendarme de St Tropez et de Paul Préboist), le docteurKifelkloun et l’infâme et mégalo « je veux être le maître du monde » Krapulax accompagné de son sbire et souffre-douleurGnôm. Ici, c’est Pif et Hercule, les « maîtres » : ainsi, Pif possède un chat (Chagato) et Hercule un chien ! Cette fois, ils sont totalement humanisés ! Ce tournant aventureux a été pris en 1978, quand le studio dirigé par Michel Motti fait de Pif et Hercule deux reporters pour le journal Pif-Gadget dans des récits complets de 7 à 13 pages, chaque semaine dans Pif Gadget. Sur les grandes aventures d’environ 60 pages au format de Pif Parade Comique et d’autres plus courtes, se succèdent divers artistes comme Michel MottiNadaudP.Valli et Louis CanceYannick, FrançoisCorteggiani , Récréao et Patrice Croci.



PLACID ET MUZO

Cette bande animalière apparaît dès le premier numéro sous le pinceau de son créateur Arnal puis dès le n°2  sous celui de son successeur  Nicolaou

Placid et Muzo ont été créés par Arnal (dessins) et Jean Ollivier (textes) en 1946 dans le numéro 56 de Vaillant dont ils occupent la première page jusqu’à ce que Pif ne les en déloge en 1952. Dès lors, relégués en pages intérieures, ils sont ensuite dessinés par Jacques Nicolaou.

Placid est un gros ours gourmand, un peu fainéant et pataud, tandis que Muzo est un rusé et fin renard, toujours agité. Sous le pinceau d’Arnal, tous deux vivent des aventures parfois oniriques et qui ne finissent pas toujours à leur avantage. Les dialogues en vers de mirliton (signés Pierre Olivier) confèrent à leurs bandes un caractère indubitablement poétique. L’auteur leur adjoindra deux neveux très turbulents qui ne sont pas sans évoquer ceux de Donald Duck, eux même très « pestes » du moins dans les premiers temps, sous le crayon d’Al Talliafero. Quant à Nicolaou, il donnera un caractère plus classique à leurs aventures et affublera Placid  d’un neveu intello/bricoleur, dénommé Tib

ARTHUR LE FANTOME

Quelques numéros de Pif Parade présentent des rééditions des aventures d’Arthur le fantôme publiées dans Vaillant.

Ce petit fantôme écossais bien plus marrant et intéressant que Casper a été créé par Jean Cézard dans le numéro spécial Noël deVaillant de décembre 1953. Arthur possède la faculté de voler (c’est un fantôme !) et de traverser les murs et l’espace-temps, ce qui lui permet de vivre des aventures humoristiques en plein Far West ou au Moyen Age, la plupart du temps en compagnie du professeur Mathanstock, gentil savant doux-dingue et du père Passe-Passe, magicien qui aura lui-même sa propre série.

A la mort de Cézard, plusieurs auteurs ont repris la série dont Raymond Maric ou Kamb (texte) et Ducasse ou Marc Arapu (dessin) dansPif Gadget ou Super-Hercule entre 1982 et 1993 et Michel Giroud (fils d’Eu. Gire) dans Arthur Poche.

 

LEO BETE A PART


Ce personnage créé par R. Mas (assisté de Jean Sanitas pour les textes) en avril 1969 est un léopard de zoo obsédé par son évasion. La série présente des gags classiques de une ou deux pages opposant Léo au gardien du zoo, victime des tours pendables du fauve, reprenant le thème classique de l’autorité en uniforme bafouée (très utilisé depuis Guignol en passant par Quick et Flucke ou Gaston Lagaffe) et qui repose essentiellement sur un humour de répétition (numéros 2 et 4). 

Léo a été publié dans Pif GadgetLéo Poche : 24 numéros (1974-80), Les Rois du rire, etc.

PIFOU

Pifou qui apparaît aux numéros 2 et 5, est une série animalière dessinée par Roger Mas parfois sur des textes de Jean Sanitas(qui signe Sani).

Pifou n’est rien de moins que le fils de Pif (quid de la mère ?), adopté par toute la famille, Tonton César, Tata Agathe et Doudou. Il serait apparu en 1964, dans le numéro 685 de Vaillant, cependant divers ouvrages de référence datent son apparition de 1958. Il ne s’exprime que par de curieuses onomatopées : « Glop-Glop ! » quand il est d’accord ou content (y en a qui vomissent quand ils sont contents !) et « pas Glop-Glop ! » quand c’est le contraire, ce qui est sujet à bon nombre de gags, évidemment. Puis, le chiot va s’émanciper pour vivre ses propres aventures en emménageant avec Brutos, un chien molosssoïde à la Tex Avery : les gags reposeront essentiellement sur l’opposition des deux caractères (notamment, Pifou qui empêche Brutos de chasser du gibier, tout comme Pif mettait des bâtons dans les roues de César chasseur). 
 

SURPLOUF

Cette bande qui apparaît à partir du n°4 a été créée par Cézard et publiée de 1973 à 1977 dans Pif-Gadget.Il s’agit de la version humoristique d’un Surcouf enfant à bord du galion « La belle Emilie » en compagnie d’une bande de gaminsPlumeEmilie (enfin une fille dans l’univers très masculin des héros de Vaillant !), Touvu et Lévéillé qui préfèrent l’aventure au grand large que la misère à terre et qui luttent contre le méchantSir Grotif, gouverneur de la Barbade et le Capitaine Fracass, le cruel pirate: de fait, cette série fait penser à un mixte de Peter Pan et Pépito !


A BABORD ET PERE OK


Une seule apparition dans le numéro 4 de cette bande loufoque d’Eugène Gire publiée dans Vaillant 235 en 1949 (la série s’interrompra en 1967 au numéro 1159). Elle met en scène un marin flegmatique A Bâbord et un curieux volatile le père OK qui lui en fait voir de toutes les couleurs. Un fascicule a été édité par Vaillant dans les années 50 : Les naufragés de l’Entrecôte II.
 


LA PENSION RADICELLE


Cette remarquable série burlesque d’Eu. Gire fait une brève incursion du numéro 7 au numéro 9.

La pension Radicelle est un peu notre « Pim Pam Poum » national : cette bande fut créée dans Vaillant 111 le 26 juin 1947 et compta un millier de planches jusqu’au 28 juillet 1968, lorsque Gire dut prendre sa retraite pour cause de maladie.
 

La bande retrace la vie quotidienne d’une modeste pension de famille tenue par la vieille fille Mademoiselle Radicelle, sac d’os bienveillant et plein de bon sens. Elle regroupe Nestor, son neveu, un incorrigible farceur, tante Bouille, la cuisinière obèse, le « poète » Isidore, vieux broussard susceptible à la retraite, aussi vantard que Tarascin de Tarascon, Saturnin, inventeur farfelu, souvent dans la lune et des enfants : Armand, Armada et Anna, etc. Peu à peu, c’est Saturnin qui devient la vedette de la série qui repose alors essentiellement sur son opposition avec Isidore.

Un recueil : Opération Confiture à la Pension radicelle est sorti en 1953 ainsi qu’un album broché La Pension Radicellechez Glénat en 1977.


LES RIGOLUS  ET LES TRISTUS


La revue réédite des épisodes de ce petit bijou d’humour deCézard dans les numéros 10,11,15 et 16.
 

C’est en mai 1970 que, dans le but de concurrencer Astérix, ces drôles de bonshommes apparaissent au détour d’une aventure d’Arthur le fantôme. Devant le succès rencontré, ils auront droit à leur propre série dans Pif Gadget (jusqu’en 1973). Sur une lointaine planète orange et verte, les Tristus verts et déprimés etles Rigolus rouges et de joyeuse humeur s’affrontent : si les Tristus rigolent, ils deviennent rouges et vice et versa, soit un filon de gags inépuisables pour Cézard...

DICENTIM

Des épisodes complets de la série agrémentent les pages des numéros 15 à 18.

Jacques Kamb créé Dicentim dans Pif Gadget le 12 décembre 1973 : ses aventures sous forme de gags puis de récits complets de plusieurs pages dureront jusqu’en 1988 puis seront rééditées jusqu’à l’arrêt de la revue en 1993. Dicentim le petit franc, sorte de clone d’Astérix (petit, malin) vit au moyen âge, à la cour dePoilempoigne, le roi fainéant de Poilenville (lui même clone du calife Haroun El Poussah) et ridiculise le capitaine des gardesBougredane (qui porte bien son nom) alors que ce dernier complote contre son roi. Dicentim conclue chaque histoire par un moqueur et fameux « Bougredane et Bougredandouille ne font qu’un ! ». D’autres personnages émaillent les récits comme le savant Cogitus, le grand chambellan Débilus ou Paleron le grand argentier. 


SYLVIO

On retrouve des épisodes de cette bande animalière du numéro 15 au 18

Les textes sont de Gilbert Lions (et aussi de Cothias et Luguy lui-même) et les dessins de Philippe Luguy: la série, née dans Fripounet en 1974 (texte de Jérina) a duré de 1974 à 1982 dans Pif Gadget. Dans cette charmante série, s’affrontent Sylvio le grillon et Jack le cafard, amoureux rivaux de Cléo l’abeille, entourés de leurs amis Zizou ( !) et Lampion.

Un album (tardif) est sorti en 1988 aux éditions M.C. Productions : La menace du trèfle rouge.

 

HORACE CHEVAL DE L’OUEST


Poirier relate ici les aventures humoristiques d’Horace le chevalet de son cavalier au far west, série qu’il dessinera pour Pif Gadget et dans Horace Poche de 1970 à 1978 : ici, les rapports dominant/dominé sont inversés et c’est bien souvent que le pleutre petit cow boy doit servir de monture à son cheval ! 
 

Un seul album est sorti aux éditions du kangourou en 1975 : Pas de pitié pour les cow-boys.


SUPER MATOU


Dans cette parodie de super héros de PoirierModeste Minet, adolescent médiocre de Raminagroville se transforme la nuit en Super Matou, assisté de son chien intello, Robert. Ils affrontent leur ennemi juré Agagax un bébé de 6 mois (!) aidés par le professeur Chanteclair. Le 1er épisode est paru dans Pif Gadget numéro 321 en 1975 (28 épisodes de 1975 à 1976).

JEUX

Ils sont animés pour l’essentiel par Edika qui signait Edi et donnait déjà dans le délire burlesque avec son personnage récurent de Loïc (petit garçon avec un énorme béret basque) entre 1978 et 1981 et d’autres comme Poirier ou le moins connu Rik Cursat.

NOUVELLES

Plusieurs nouvelles émaillent les différents numéros de la revue : elle sont écrites la plupart du temps par les scénaristes majeurs de Vaillant : Roger Lécureux  comme « Sa dernière enquête » (n°8) et « Le renard des neiges » (n°11) ou Jean Ollivier : « La nuit des grenouilles » dans le numéro 1 (illustrée par Norma, 1977).


LES COUVERTURES


Le plus souvent, elles sont due au talent de Michel Motti (M.M) ou de R. Mas (qui signent aussi celles de Pif Super Comique

En conclusion, Pif Parade Comique est un bon condensé de ce qui se faisait de mieux question humour dans Vaillant puis Pif Gadget dans les années 50 à 70* ! ! Une revue ou se côtoient deux maîtres du rire et du style comme les regrettés Cézard et Gire et qui permit aux lecteurs né après les années 60 de découvrir la magie et la poésie des dessins d’Arnal (ce fut mon cas) est une série qui mériterait d’être culte !


Fabrice Castanet


 * manquent quand même Gotlib (Gai-Luron) et Tabary (Totoche, Corinne et Jeannot) !

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 15:11
Personnage curieux d'origine italienne, ODINO est un petit diablotin aux oreilles pointues, appartenant à l’univers de Volpetto traduit en France en Renardeau, personnage animalier secondaire de l'univers de Tartine (éditions Renato Bianconi).
Il possède des pouvoirs magiques comme la téléportation ou de commander aux objets inanimés, lui permettant d’affronter des bandits ou de faire subir des farces à Renardeau.
 

On peut lire en France dans les petits formats de BD Presto et Bimbo de l'éditeur SNPI ses aventures illustrées dans les années 50 par Giulio Chierchini ou Ernesto Piccardo (sous la signature d'E.Picca).

Fabrice Castanet
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 20:08
Entre février 1976 et août de l'année suivante, l'éditeur Sagédition, jusque là cantonné aux gentilles adaptations de séries télévisées américaines, dessins animés et super-héros américains (Superman et Batman) édita le magazine KARACALun trimestriel qui, hélas, ne dura que 14 numéros...

Sa grande particularité était de proposer des séries et récits complets réalistes d’aventure de très grande qualité issus pour la plupart d'Argentine, grand pays de BD s'il en est, via les éditions Record : la plupart, étaient parus dans les hebdomadaires italiens Lanciostory et Skorpio des éditions Eura Editoriale en Italie, pays proche de l'Argentine, notamment depuis qu'un fameux groupe, le groupe de Venise partit à la conquête de cette lointaine contrée juste après la seconde guerre mondiale, Hugo Pratt en tête...
Une des meilleures séries proposées par la revue est sans conteste L’homme de Richmond (Black Soldier/L’Uomi di Richmond).
Cette série relate les aventures d’un gentilhomme du sud Ron Warlock dit « San Francisco », mondain ruiné par la guerre de sécession qui ne doit la vie sauve qu’à sa lâcheté. Sa rencontre avec le pistolero Brett Yancy qui lui apprend à se servir d’une arme et à surmonter sa peur va bouleverser le cours de son existence. Désormais, cet aristocrate élégant qui n’avait jamais touché une arme à feu de sa vie va devenir l’un des plus grands pistoleros de l’ouest. Durant les premiers épisodes de la série, il vit quelques aventures en solo, en quête de rédemption, puis rapidement, il s’adjoint un acolyte : le rusé Gilé (Chaleco dans la version originale) un Indien Navajo qui deviendra rapidement son ami en dépit de leurs incessantes chamailleries. Viendront bientôt se greffer au duo Lola, la mexicaine « au regard fier et passionné », compagne de Gilé puis Polly Dugan, une jolie photographe écossaise, au caractère bien trempé, « l’amoureuse » de Warlock. Ce groupe improbable va désormais parcourir l’ouest à bord d’un chariot et vivre des aventures toujours très bien écrites car s’intéressant de près à l’âme humaine et à ses travers (jalousie, haine, lâcheté, etc.).  

En France, cette bande a également été publiée, quelques années plus tard dans le petit format El Bravo (éditions Mon Journal) du n° 51 au 72 entre 1982 et 1985. 

L’Homme de Richmond a été créé en 1975 pour la revue argentine Skorpio des éditions Record par Ray Collins sous le pseudo "américain" de Clarence Stam (pseudonyme d’Eugénio Zapietro) pour les textes et Ernesto Rudesindo Garcia Seijas pour les dessins et a été publié jusqu’en 1982 en Italie dans Lanciostory et Skorpio (l’alter ego italien de la revue argentine) de Eura Editoriale. 


Autre série star de la revue, là encore, un western :

 

COBRA (El Cobra)

Cobra se présente sous la forme de récits complets mettant en scène Albert August Delan Phelps, dit El Cobra, pistolero solitaire et redresseur de torts, aux yeux d’acier. Eternellement en vadrouille, il croise sur sa route de jolies jeunes femmes (souvent veuves éplorées) qu’il abandonne invariablement à la fin de chaque récit avant de reprendre son chemin d’errance. Ce western réaliste et violent, au schéma classique et invariable (le héros arrive dans un nouvel endroit, il répare une injustice et s’en va à la fin même si on lui demande de rester) est en fait la nouvelle version d’une série des mêmes auteurs, Ray Collins pour le scénario et Arturo del Castillo pour le dessin, Garret le sauvage. Cette bande, créée en 1961 relatait les aventures d’un cavalier solitaire qui au contraire de Cobra poursuivait un but : se venger de ceux qui avaient massacré sa famille. Ce western  (leur premier grand succès) fut le début d’une fructueuse collaboration doublée d’une longue amitié et pose par ailleurs les jalons de ce que seront la plupart des futures séries de del Castillo.

El Cobra a également été publié par les éditions Mon Journal sous le titre Le Crotale, dans Long Rifle entre 1983 et 1986 (n° 71 à 91 et 93 à 107) et dans La Route de l’Ouest du n° 147 au 151.

Une suite de El Cobra est parue en 1978-79, sur des textes de Ray Collins et des dessins de l’espagnol Miguel A. Repetto au graphisme très proche de celui de Del Castillo.

KARACAL ne proposait pas que des westerns : il y en avait pour tous les goûts, y compris pour les amateurs de science-fiction, voir dheroic-fantasy, genre pas encore en vogue dans ces années Giscard... 
YOR LE CHASSEUR (Henga en  V.O, Yor il Cacciatore en italien) est apparu dans le mythique numéro zéro de Lanciostory du 07 avril 1975 : c'est une fresque de 10 épisodes mêlant préhistoire et science fiction (bref, de l’héroic fantasy), qui a même été adaptée au cinéma en 1983 (Yor le chasseur du futur, souvent classé parmi les plus grands nanars de l’histoire du 7ème art) par Antonio Margheriti, réalisateur de l’inoubliable L’invasion des piranhas avec Lee Majors.

En pleine préhistoire, le séduisant et musclé guerrier blond Yor «  le fils du grand feu qui descendit du ciel » tente de percer le secret des ses origines. L’étrange médaillon brillant qu’il porte autour du cou depuis sa naissance le pousse vers le pays des « Dieux de la glace » en compagnie du vieux et sage Pag venu d’une lointaine contrée civilisée et de sa compagne la farouche et très jalouse Ka-Laa. Yor apprendra finalement qu’il descend des atlantes, peuple d’origine extraterrestre et finira même par découvrir l’Atlantide ( une colonie alien ! ) peu avant sa destruction par un volcan. De par ce thème des origines extraterrestres d’un homme vivant au milieu de la barbarie et qui parvient à s’élever grâce à ses dons extraordinaires mais tout en conservant son humanité, cette série présente de nombreuses similitudes avec la fameuse bande dessinée THORGAL, lui aussi « fils des étoiles » égaré chez les sauvages (dans son cas les vikings).

On notera les nombreuses et maladroites tentatives de camouflage de la nudité des personnages féminins... 

Au scénario, c’est encore Ray Collins qui œuvre  et on retrouve au graphisme le talentueux Juan Zanotto.

Bien-sûr, KARACAL, c'est avant tout du western, avec notamment...le taciturne RENO REAGAN.

Alors qu’il était shérif en poste d’une petite bourgade de l’ouest, Reno Reagan est pendu par des hommes encagoulés qui incendient son domicile provoquant ainsi la perte de son fils. Dès lors, faisant croire à sa mort, Reno Reagan, le pistolero taciturne entreprend de se venger des 33 lyncheurs les uns après les autres. Parcourant inlassablement l’ouest, accompagné du seul vieux Funny, venant parfois se cacher chez sa « veuve », il semble ne devoir jamais connaître la paix, ce qui fait dire à sa femme, que « Reno Reagan est mort. Cet homme n’est que son ombre qui erre sans fin. ». Cette série assez sombre a été créée par Seijas pour les éditions Record et publiée dans Lanciostory de 1975 à 1976 mais n’est apparue que de façon sporadique dans la revue Karacal, peut-être à cause de sa noirceur. 

On peut se demander si le thème exploité ici est inspiré du film de Ted Post Pendez les haut et court avec Clint Eastwood ? 

 

ALAMO KID, lui se prend beaucoup moins au sérieux : c'est un agent fédéral, pistolero violent et raffiné, impitoyable et romantique, amateur de femmes et de vodka glacée et de mouton aux ananas qui lutte contre le crime, dans un far west de violence et d’érotisme. La plupart du temps, il est entouré de Yuma la chanteuse de saloon et son fidèle Mandarin, un chinois, ou de Plume Noire l’indienne chef de tribu diplômée de Yale.

Cette série est également parue en France dans l’éphémère Alamo Kid chez Sagédition(un seuk numéro en 1982) et dans Super West du même éditeur...
 

Cette bande, initialement publiée dans le magazine italien Lanciostory de 1975 à 1978 est scénarisée par Antonio « Antony » Mancuso et dessinée par Giuseppe Montanari puis par son assistant Vicenzo Monti.

TIGER KISS quant à lui n'est ni cow-boy ni guerrier des temps anciens, c'est le héros d'une série d’origine italienne du scénariste Antonio Mancuso publiée à l'origine dans le magazine Lanciostory de 1975 à 1978.
La série se présente sous la forme de récits complets relatant les aventures d’un espion britannique play-boy, fils d’un anglais et d’une américaine travaillant pour le Secret International Service ( S.I.S ) un peu dans l’esprit de Billy Bis, autre  œuvre de Mancuso.
Tiger Kiss est blond, élégant, il ne se déplace qu’à bord de sa luxueuse Bentley  (un taxi qu’il a acheté !) conduite par son fidèle serviteur hindou, nommé Second ( et qui appelle notre héros « Milord » ! ). Il est bien évidemment entouré de jeunes et jolies femmes dont aucune ne résiste à son charme jamesbondien, même si, de l’autre côté de la barrière, une certaine Bambi Black, clone de la Mireille Darc de la grande époque et qui est en réalité la demi-sœur du chef de section de Tiger Kiss, Mila Stevens dite Dynamite, lui donnera beaucoup de fil à retordre. Ces deux-là, au fil des épisodes jouent un jeu du chat et de la souris qui entretient l’intérêt d’une série aux intrigues par ailleurs assez alambiquées. 

KARACAL comprenait aussi des récits complets signés Enio ou Ivo Pavone.

Dans le numéro 13, le magazine introduit une nouvelle série parue dans Lanciostory, Canada Joe, dessinée par Carlos Enrique Vogt mais qui ne durera en France, semble t’il, que le temps de ce numéro (paru sous le titre Amigo dans Akim).

L'aventure de KARACAL prit fin dès le numéros suivant mais c'était pour mieux renaître sous le nom de Super-West Poche, magazine dont je vous entretiendrais dans un prochain article...



Fabrice Castanet 


Bibliographie : Pimpf n°6.


L'index complet de la revue est disponible ici :
index 

 

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 14:59

Atomic Mouse est une bande dessinée animalière (funny animals) américaine représentant une souris transformée en super-héros créée par Al Fago en 1953 pour l'éditeur Charlton Comics. Ce personnage fut publié en  France dans les années 50 par la SFPI dans le petit format Bimbo, notamment mais aussi aux Editions Mondiales  sous divers noms comme Babette la super souris dans Pitchounet ou plus tard chez Arédit (notamment dans le pocket Timmy sous son nom américain)....
 

Alfred V.Fago (dit Al Fago) est un auteur de BD américain, surtout connu pour ses "funny animal" ...

Il est né en 1904 aux Etats-Unis, sa famille ayant émigré de Naples en 1890.

Au début des années 20, il travaille au département "design" de la "Alexander Smith Rug Company".

Pendant la seconde guerre mondiale, avec son frère Vincent Fago, il dessine sur des titres comme "Krazy Comics".

Il acquiert la reconnaissance grâce à son travail sur les "Frisky Fables" qu'il réalise pour divers éditeurs à la fin des années 40.

Son best seller est sans conteste Atomic Mouse qui fut publié de 1953 à 1963 par Charlton Comics, où il devint "éditor" par la suite. En 1955, il créa un premier spin off, Atomic Rabbit (parfois traduit en Magico en France). Un lapin devient un super lapin après ingestion d'une carotte radio-active! Magico a été publié dans Bimbo sous ce nom mais aussi aux Editions Mondiales sous d'autres patronymes comme Clap le lapin atomique (dans Bambino) et chez Ray-Flo, également sous d'autres noms comme Pip le lapin atomique (dans Bill Cyclone) ou simplement Le lapin atomique (dans Pato). Pat Masulli  a par la suite repris le personnage (1958-1960).

Suivit Atom the Cat (Caty chat atomique)...

Suite au succès de Casper le fantôme, Fago créa Timmy the Timid Ghost pour Charlton en 1956 (traduit chez en France par les éditeurs Artima/Arédit et les Editions Mondiales). La série dura jusqu'en 1964.

Entretemps, Fago devint son propre éditeur (St. John Publications).

Il serait décédé en 1978...

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 13:47

Bimbo (SNPI)

BIMBO est une revue mensuelle de l'éditeur SNPI, dirigé par Jean Chapelle, spécialisé dans la BD pour la jeunesse dans les années 50 à 70. La revue dura  21 numéros de juin 1954 à février 1956. Les couvertures reprenaient pour la plupart des dessins de l'artiste milanais Nicola del Principe, le rédacteur en chef étant le dessinateur André Oulié, "associé" de Chapelle.

Le contenu était principalement composé de bandes italiennes de l'éditeur italien Renato Bianconi, qui avait créé un univers animalier assez proche de celui de Disney, très populaire en Italie, à commencer par le héros en titre, Bimbo (qui s'appelera plus tard Troto) de son nom d'origine Trottolino qui fut  la toute première vedette de l’éditeur italien tour à tour illustré par Rebuffi, Nicola del Principe , G.B. Carpi, Franco Oneta, Tiberio Colantuoni, parfois sur des textes d’Alberico Motta ou encore Michele Gazzarri.

Bimbo, est un animal « humanisé » assez curieux (espèce et race à déterminer !...sans doute un écureuil même si son nom signifie littéralement diablotin). Il occupe mille métiers, affronte toutes sortes de péripéties aventuro-humoristiques souvent aux côtés d’autres personnages de Bianconi comme l’étrange extraterrestre Piopok, venu de la 3ème dimension (tout comme son neveu Trik trok), assez proche en cela d’Iga Biva, le compagnon de Mickey Mouse, le chien parlant Sammy,  plus tard traduit en Chip ou Gogo et le canard Papy Papero, un clone (mal) assumé de Donald Duck, imaginé en 1952  par Luciano Bottaro, le papa de Pépito sur l'insistance de Bianconi.


Bimbo affronte la plupart du temps Pierrot le Dur 
(Jack Bull), son "Pat Hibulaire" à lui et son neveu Petit Pierre ou Petit Pierrot.

Comme Donald Duck, il a aussi son oncle milliardaire et avare, Bambineau (Zio Trottolone), créé en 1954 par Del Principe (sa première apparition semble avoir été publiée en France sous le titre « L’oncle distrait » dans le petit format "Bimbo" n°11 en avril 1955). Son nom est parfois traduit en Monsieur Grossous, Oncle Eustache ou encore Grigousset : lui aussi vivra ses propres aventures.

A noter qu’un spin-off de la série existe, nous proposant les aventures de Bimbo au Far-West.

Trottolino a été imaginé en 1952 par Rebuffi peut-être sous le pseudonyme d’O’Layne, une signature que l'on retrouve parfois à cette époque (cependant certaines encyclopédies attribuentsa paternité à G.B Carpi) dans la revue homonyme "Trottolino" qui est le premier titre édité par Bianconi (425 numéros) mais son principal dessinateur devient rapidement Nicola del Principe; il a également été publié dans la reveu "Soldino" jusqu’en 1990.

En France, Bimbo et ses amis sont publiés dans de nombreux titres de Chapelle, d'abord à la SNPI puis SFPI, etc. : Bimbo, Bimbo Spécial, Bimbo Nouvelle Série  jusqu’en 1972 puis Troto, Nico Poche, Dodu Poche, Propser, Tartine Poche, Félix le Chat Poche....Plus tard, on le retrouve brièvement dans Gogo Géant des éditions du Château (Gogo s'avérant alors la nouvelle traduction du nom du chien de Troto !).





Un petit récapitulatif (non exhaustif sans doute) des séries rencntrées dans cette première formule du petit format "Bimbo":
Atomic Mouse par Al Fago
Bimbo
Bricolo et Jeannot par Franco Aloisi
Chuck
invento
Joe Belote par Giulio Chierchini, Ernesto Piccardo
Jolimoi et Pivert

Fabrice Castanet

Bibliographie : Pimpf n°12 : "Les éditions Bianconi, une tartine de héros" par Fabrice Castanet.

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 13:56

Porky Pig, alias Cochonnet en France, a tout du anti-héros : d’abord c’est un cochon, ce qui n’est guère valorisant-surtout en ces temps de grippe mexicaine-atchoum et, en outre il est plutôt timide, pleutre et il b...b...b...afouille !

Il a fait ses grands débuts sur scène en 1935 dans le dessin animé « I haven’t got a hat » dirigé par Friz Freleng puis « Gold Diggers of ’49 » par Tex Avery (1936). C’est la toute première star des fameux Looney Tunes des studios Warner Bros. avant que Daffy Duck et Bugs Bunny ne le détrônent ! Ses aventures se poursuivent sur grand écran jusqu’en 1965 (le plus souvent comme comparse de Daffy) puis en "prime time" sur la chaîne de télévision ABC dès 1964. Il a été nommé aux oscars en 1944 avec « The swooner crooner » de F. Tashlin.

Dell Comics le publie dès le premier numéro des "Looney Tunes and Merrie melodies" puis édite son propre comic book "Porky Pig" de 1942 à 1962 poursuivi par Gold Key entre 1965 et 1984. En 1971, signe de l’usure du personnage, le comic book est rebaptisé "Porky Pig and Bugs Bunny". Il partage ses aventures avec Bunny, sa fiancée Pétunia et son neveu Cicéron ainsi les autres héros de la galaxie Warner Bros.

Les dessins sont signés Roger Armstrong la plupart du temps mais aussi Harvey Eisenberg, Jack Bradbury, Dick Moores, Jim Pabian ou Fred Abranz sur des textes de Chase Craig, Del connell , Don Glut ou Mike Maltese entre autres... Le grand CARL BARKS lui même (le papa de Picsou) a dessiné un épisode de Porky Pig en 1952 (« Porky of the mounties ») ! SAGEDITION qui a publié le personnage en France (dans "Bugs Bunny" ou "Titi Poche" notamment) a édité un album souple : "Porky Pig dit Cochonnet" dans la Collection Titi, en 1979.

 

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 15:39

 

Le dessinateur américain Frank Springer est décédé en ce début du mois d'avril à l'âge de 79 ans des suites d'un cancer de la prostate.
 

 

Ce vétéran des comics était né le 6 décembre 1929 dans le Queens. 

Après des études à l’université de Syracuse (1952), il fit son service militaire à Fort Dix (il s'y consacra surtout à des travaux d'illustration) puis il livra des dessins sportifs et autres en free-lance et devint assistant de George Wunder sur le strip Terry and the Pirates entre 1954 et 1960.

Il débuta ensuite dans le comic book avec la série Brain Boy pour Dell Comics.

Il produisit pour cet éditeur de nombreuses adaptations de séries télévisées ou de films en comic books entre 1962 et 1976 :comme Big Valley  alias La Grande Vallée, publiée par Sagédition en France, Charlie Chan (en France dans Rintintin et Rusty Vedettes TV) Cimamron Strip, Cheyenne Autumn, Nathaniel Haywthorne, Iron Horse (Le cheval de fer chez Sagédition), etc. Citons également Ghost Stories, Toka, Jungle King...

Pour DC, il travaille sur The Secret Six, The Shadow, Speedy, Blachawk (Faucon Noir chez Arédit en France), Jonah Hex (chez Arédit), Sergent Rock (dans Choc, Brûlant, Sergent Rock, etc. chez Arédit), Superboy, Superman, Tarzan, World of Krypton toutes séries que l’on peut retrouver au hasard des publications de super héros par SAGEDITION.Pour Marvel entre 1968 et 1989, il livre des planches sur Black Panther, Captain America, GI Joe, Nick Fury, Spider-Man, Ka-Zar, Star Trek, Spider Woman, Power Man, Dazzler, etc. que l’on peut découvrir en France au hasard des publications Arédit, Sagédition (GI Joe) ou Lug.

A la fin des années 60, Springer fit équipe avec l'écrivain Michael O'Donoghue sur des comics « adultes » pour Evergreen Review, le plus notable étant The Adventures of Phoebe Zeit-Geist. Lorsque l'écrivain devint éditeur pour National Lampoon, Frank Springer l'y rejoint sur de multiples parodies.

Pour la presse, il a livré des strips de Friday Foster en 1971, The virtue of Vera Valiant en 1976-78 pour le "Los Angeles title Syndicate" (scénario de Stan Lee), Rex Morgan M.D en 1979-81 et a été assistant sur Mary Perkins et The Heart of Juliet Jones dans les années 70, The Incredible Hulk en 1978, etc.

Par ailleurs, Springer dessina The Cougar, Lomax NYPD, Luke Malone pour Seaboards/Atlas en 1975 (publiés en France dans l'éphémère revue Scorpion), Armor pour Continuity en 1991 et Young Indiana Jones Chronicles pour Dark Horse en 1992.

Springer était admiré et aimé de ses pairs et la «National Cartoonists Society » le récompensa à diverses reprises et il en fut même élu à la présidence. Il fut invité d'honneur au Congrès de San Diego de 2004.

Il laisse une veuve, Barbara de 52 ans et 4 enfants et 7 petits-enfants...

lien externe/www.newsfromme.com/archives/2009_04_05.html


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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 09:12
Pour fêter Pâques, j'ai déniché ce dessin dans la revue Bimbo  Spécial :
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 07:56

 

 

  le-gang.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le Tocard gang, petit bijou d’humour burlesque, injustement méconnu, est une série secondaire publiée dans les revues de l'éditeur lyonnais Lug à la fin des années 70 (Zembla et Nevada). Cette bande relate les mésaventures d’un gang de ringards, dans les années 20, qui se réunit dans l’arrière salle d’un bar de New York afin d’y préparer des coups qui foirent immanquablement. Les auteurs sont les italiens Maurizio Torelli pour le scénario et Raffaele Paparella, un dessinateur qui se distingue par un style réaliste et souple à la limite de la caricature, davantage connu pour la série Pecos Bill. Les membres du gang sont huit : chacun possède une particularité physique ou psychologique à l’origine de la plupart des situations comiques (en général très caricaturale : l’un est bigleux, l’autre bègue, etc.). Ils ne sont pas franchement sympathiques, mais plutôt médiocres et ils en viennent fréquemment aux mains entre eux ! Le chef est surnommé Le pape : c’est le cerveau, même s’il a redoublé six fois sa maternelle ! Il concocte des plans ingénieux pour dévaliser trains postaux, banques ou coffres forts mais qui finissent toujours par échouer tant par malchance qu’à cause de l’incompétence notoire des membres de son gang. S’il est le plus malin du groupe (au royaume des aveugles, les borgnes sont rois), il n’en a pas moins très mauvais caractère et on ne compte plus les raclées qu’il administre lui même à ses propres hommes ! Le reste de la bande est à l'avenant avec le pleutre et lèche bottes Tonio le sicilien,  la brute épaisse au front bas Buldozer, le mouflet Tom Pouce, le bègue Bel Canto, le maladroit Le bigleux, le gandin de la bande Rudy le gommeux et Pussy la teigne, la seule femme du gang mais une mégère et une langue de vipère ! La série possède également des personnages récurrents : outre le charcutier irascible Ravioli qui éjecte régulièrement par la peau des fesses Tonio de son magasin et sa fille Lucia dont ce dernier est amoureux, on retrouve Louie, qui est le tenancier du bar miteux de la 70ème avenue dont l’arrière salle sert de QG secret au gang (comme dans les polars mettant en scène le fameux Dortmunder de Donald Westlake) et surtout Slim la Ricane qui est le chef du gang adverse, l’ennemi intime du Pape. Il souffre d’un tic fâcheux : il rigole tout le temps même lorsqu’il se prend une trempe (une " giroflée " dans l’argot du gang)! Pour ceux qui auraient la chance de chiner de vieux numéros de Zembla avec des récits du Tocard Gang, bonne lecture!

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